Lila Magnin et Aurélie Alessandroni discutent d’Azad !

Lila Magnin et Aurélie Alessandroni discutent d’Azad !

Lila

Aurélie Alessandroni (A) : Coucou ! Je m’appelle Aurélie et je suis comédienne. Je suis contente que tu m’aies demandé d’être là pour t’interviewer et parler de toi. Je voulais te demander comment te décrire aux autres. J’ai alors pensé, mince, tu n’aimes pas les étiquettes donc j’aurais envie de savoir comment tu te présenterais aux personnes qui ne te connaissent pas. 

Lila Magnin (L) : Coucou ! C’est vrai je n’aime pas trop les étiquettes. Maintenant je m’y habitue plus parce que je comprends que c’est plus facile pour les gens d’identifier et de s’identifier. Mais il est vrai que j’en ai beaucoup, e suis artiste polyvalente, je danse, je chorégraphie, je crée de la musique, j’écris des textes, je chante et de temps et temps je joue. J’adore faire de la vidéo, les réaliser, les monter.

Spiritualité

A : Ok, tu es donc un caméléon ! Je me demandais si pour en arriver là, tu avais eu un parcours particulier, si dès le départ tu savais que tu voulais être comme ça et comment tu es arrivé à cette curiosité diverse et multiple ?

L : J’ai grandi dans un environnement religieux pratiquant. Il y avait tout le temps de la musique, de la danse, c’était très présent. Je n’ai pas grandi avec la télé et donc je n’étais pas très consciente de ce qu’il se passait dans le monde extérieur. Un jour, la grande sœur d’une amie nous a apporté plein de CDs, du genre Christina Aguilera, Jennifer Lopez, la Comédie Musicale Roméo et Juliette… Je pense que j’ai toujours su que j’avais un lien très fort avec la musique. La première fois que je suis montée sur scène pour danser, ça a explosé dans ma tête. J’ai pensé : « J’adore ! ». J’étais très petite quand j’ai découvert qu’on pouvait en faire son métier, parce que chez nous c’était juste de la pratique générale. Dans la comédie musicale Roméo & Juliette, il y avait de la danse, du chant et de la musique et je me suis dit : « C’est ça que je dois faire »

A : Tu avais quel âge ?

L : 10 ans.

A : Et avant ça tu faisais déjà de la danse ?

L : De la danse traditionnelle oui.

Parcours

A : Par la suite, as-tu eu un parcours plus professionnalisant ou as-tu appris par toi-même ?

L: Pendant un an et demi, presque deux ans, j’étais à la « Juste Debout School », qui est une école à Paris de danse hiphop. C’est la seule chose professionnalisante que j’ai faite. Je n’ai pas terminé l’école parce que ce n’était pas la direction que je voulais. Sinon j’ai fait, par exemple, deux ans de solfège au conservatoire, j’ai fait quelques mois de piano aussi mais c’est beaucoup par les vidéos et sur l’ordinateur, genre Ebelton, GarageBand que j’ai été auto-didacte. Je ne suis pas beaucoup passée par les écoles. Par contre, j’ai pris beaucoup de cours, de formations, et j’ai beaucoup cherché par moi-même comment écrire des chansons : j’analysais, je les regardais et je les lisais.

Inspiration

A : Par rapport aux inspirations, quelles sont celles qui te poussent dans ta création ?

L : La nature m’inspire beaucoup. Les moments où j’arrive à trouver un calme interne et à revenir vers moi-même, me recentrent et ça fait ressortir de nouvelles choses. Il y a aussi énormément de personnes qui m’inspirent, de pleins d’univers différents. Principalement ceux qui dépassent leurs peurs et qui ont une certaine intégrité par rapport à leurs valeurs et leur vision. Les personnes intelligemment rebelles qui n’en ont rien à foutre, qui ont une vision et qui vont jusqu’au bout. Pour moi, c’est souvent lié à un coté spirituel, cela m’inspire énormément.

Azad

A : Par rapport à ta création, je voulais savoir s’il y avait quelque chose auquel tu te raccroche ?

L : À l’impossible, fin pas à l’impossible mais aux moments de magie.

A : À tous les possibles et aux nouvelles personnes ! Tu m’as déjà dit que tu écrivais beaucoup et que t’écrivais ce que tu imaginais et rêvais de voir arriver. As-tu déjà eu des retours, des gens qui sont venus te voir et qui sont venu te dire des choses qui t’avaient surprise, parce que c’est ce que tu avais écris, par exemple ?

L : Alors j’ai eu beaucoup, beaucoup de retours ! Je n’ai eu que des retours positifs, peut-être que les gens n’osent pas me partager les négatifs. J’ai eu deux-trois critiques, mais pour moi ce n’est pas négatif, c’est intéressant.

L: Par rapport à la première, j’ai eu l’impression d’avoir réussi à aller plus en profondeur. Juste de voir l’émotion, le côté un peu euphorique que tout le monde avait, je trouvais ça fou et je me suis dit, j’ai réussi ! De me dire que grâce à mon travail, j’ai pu amener des gens à un état d’euphorie et de joie, c’est génial !

A : C’est ce que tu recherchais ?

L: Oui, franchement.

A : Mais il y a de l’humour aussi dans ton solo.

L: Oui

A : Comment est-ce que tu travaille l’humour ? Tu peux peut-être citer les personnes avec qui tu travaille ?

L: Au théâtre, il y a souvent une façon de faire, il y souvent un œil extérieur, il y a différents rôles. Moi, j’ai commencé à travailler avec certaines personnes, puis quand je rencontrais d’autres persones sur mon chemin qui pouvaient mieux nourrir le projet, je travaillais avec eux, etc. Donc, j’ai vraiment été très fluide et du coup j’ai peur d’oublier quelqu’un, mais je travaille avec beaucoup de gens !

A : En tout cas, c’est marrant parce que dans ton processus tu es aussi libre justement, tu te permets d’aller où tu veux.

L : Oui, je pense que c’est aussi dû à la situation Covid. Je me disais qu’il pouvait se passer n’importe quoi, donc pourquoi pas être exactement qui on veut être et faire exactement ce qu’on veut faire puisque en vrai tout peut arriver.

RDV ce 19 Novembre 2022 au Théâtre Marni pour les représentations de d’Azad de Lila Magnin

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